Rassemblement | 21 juillet 2017 | Hôpital de Romans

A l’appel de la CGT, 85 personnes se sont rassemblées à 14 heures à l’entrée de l’Hôpital de Romans. La France Insoumise de la 4° circonscription avait appelé à soutenir ce rassemblement.

La cause immédiate de cette manifestation :

La fermeture la nuit du service des urgences de l’Hôpital de Saint – Vallier. Etaient présents aussi des militants du parti de Gauche, du Parti Communiste, des Insoumis.

La cause profonde :

Le délitement du service public de la Santé sur le Nord – Drôme, comme dans le reste de la Drôme d’ailleurs. Un premier rassemblement (environ 350 personnes) avait déjà eu lieu à l’automne 2016 pour les mêmes raisons.

 

Le secrétaire adjoint de la CGT hôpitaux Drôme Nord Thierry Giraud  a fait un compte – rendu rapide de la situation, puis une quarantaine de personnes se sont dirigées en cortège pour interpeler Jean – Pierre COULIER, le directeur des Hôpitaux Drôme Nord qui tenait une commission technique pour entériner cette fermeture (la seconde en trois ans).

Les explications du directeur des Hôpitaux Drôme Nord ont été assez vagues se basant sur une restructuration « territoriale » de tous les services publics de santé ; donc les urgences de Saint-Vallier fermeront bien au mois d’août, de 20 heures à 8 h 30. Cette décision avait été annoncée par voie de presse. « On a l’impression qu’on est en train de démanteler petit à petit l’hôpital de Saint-Vallier », tance Michèle Perrier, la secrétaire génération de la CGT locale. Arrêt du service de psychiatrie, fermeture de quatre lits sur huit aux urgences et désactivation du Smur depuis l’été 2016, les personnels hospitaliers s’inquiètent. « Et en août, la maison médicale sera en semaine », prévient Agnès Casale, infirmière urgentiste. » Article d’Aymeric BRÉGOIN, Le Dauphiné Libéré du 22/07/2017

Nous sommes bien devant un problème crucial du service public de la santé ainsi de l’organisation même de la santé, menée par le Directeur Régional de l’Agence Régionale de Santé, agence mise en place par la loi BACHELOT Hôpital Patient  Santé Territoires. Cette régionalisation de la Santé aboutit à la fermeture des maternités et des « petits hôpitaux locaux » jugés non rentables. Le numérus clausus qui permet le recrutement et la formation professionnelle des médecins dans les facultés de Médecine est insuffisant, à la fois pour combler les départs à la retraite et pour assurer une égalité des patients sur tout le territoire national.  Combien d’infirmières, de kinésithérapeutes, de médecins généralistes et spécialisés sont remplacés par des personnels de santé venant de l’Union européenne ? Toutes les tentatives d’accorder des subventions par les collectivités territoriales pour implanter des cabinets de médecins ou des maisons de santé afin de pallier aux déserts médicaux  démontrent la situation en constante dégradation de notre système de santé. Sans compter la valse des déremboursements de médicaments par la Sécurité Sociale, le développement de la médecine ambulatoire et la fermeture de lits dans les hôpitaux publics.

Le directeur des Hôpitaux Drôme Nord s’en est tenu à de vagues promesses liées à « une réflexion territoriale sur l’organisation des services pour répondre à la difficulté de la démographie médicale » : réouverture en septembre des urgences de Saint-Vallier devraient « normalement », réouverture possible du SMUR en journée seulement, un projet d’accueil à Saint – Vallier d’une unité de long séjour de 30 à 40 lits. Il n’y a pas de quoi rassurer les futurs patients en cas d’urgence et en cas d’éloignement des services publics de santé. Ni les gouvernements de François HOLLANDE, ni ceux d’Emmanuel MACRON ne placent la Santé de nos concitoyens-yennes au premier plan (l’austérité voulue par l’Union européenne en est la cause).

 

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