Avec MACRON, les handicapés vont trinquer autant que les retraités !!!!!!

Comme pour les retraités qui ont vu leurs retraites et pensions augmenter de 0,8% au 1° Octobre 2017, les Handicapés adultes (mais célibataires) vont voir augmenter leur allocation (AAH) de 50 euros mensuels, mais toutes et tous, au 1° janvier 2018, seront victime de l’augmentation de la CSG de 1,7% ; cette augmentation de la CSG, valable pour toutes celles et tous ceux qui y sont assujettis, doit supposer combler la diminution des cotisations sociales salariales afin de donner plus de pouvoir d’achat aux salariés..

« Alors qu’Emmanuel Macron s’apprête à lancer, le 17 octobre, une concertation sur la lutte contre la pauvreté, ces mesures inadmissibles envoient un mauvais signal », insiste Alain Rochon, président de l’Association des Paralysés de France.

Onze associations viennent de lancer une pétition demandant au gouvernement de supprimer les mesures qui vont impacter les ressources des personnes handicapées. À savoir : le gel du plafond pour les bénéficiaires de l’AAH en couple, la fusion des compléments de ressources et la suppression de la prime d’activité pour les pensionnés d’invalidité. Côté pile, il y a l’augmentation de l’AAH annoncée, le 20 septembre, par Édouard Philippe. Côté face, « une stagnation voire un inadmissible recul du pouvoir d’achat pour 500 000 personnes en situation de handicap », dénoncent plusieurs associations dans une pétition mise en ligne ce lundi 9 octobre.

Le gouvernement d’Edouard PHILIPPE a mis en place un livret pour monter en épingle sa communication sur l’augmentation, mais ce livret passe sous silence certains effets négatifs :

+ Pas un euro de plus pour 230 000 allocataires de l’AAH vivant en couple, soit près d’un quart des allocataires : 230 000 sur 1 million : donc l’augmentation de cette AAH est inégalitaire

+ la fusion de deux allocations complémentaires : « Par ailleurs, le gouvernement va profiter de cette revalorisation pour « fusionner en un seul » les deux compléments d’AAH, qui sont non cumulables et ont leurs propres critères d’attribution. « Dans une perspective de rationalisation, le complément de ressources [179,31 €] qui était un atout majeur de la loi HANDICAP de 2005, disparaîtra à compter de 2019 au profit de la majoration pour la vie autonome [104,77 €] », précise le projet de loi de finances 2018. Donc là également une baisse du pouvoir d’achat des handicapés adultes, soit 65 000 allocataires concernés. Rappelons que cette allocation complémentaire est soumise à condition et n’est donc pas versée automatiquement à tous les handicapés adultes.  De plus il n’y aura pas de nouveaux bénéficiaires pour les adultes handicapés de cette majoration pour la vie autonome.

+ les adultes handicapés exerçant une activité salariée vont perdre aussi de leur pouvoir d’achat : « Le projet de loi de finances 2018 contient une mesure qui va priver les titulaires d’une pension, d’une rente d’invalidité ou d’une rente accident du travail-maladie professionnelle. Le montant moyen de cette prime s’élève à 158 euros par foyer bénéficiaire. 250 000 pensionnés d’invalidité sont potentiellement concernés. »

« Alors qu’Emmanuel MACRON s’apprête à lancer, lors de la journée mondiale du refus de la misère, le 17 octobre, une concertation sur la lutte contre la pauvreté, ces mesures inadmissibles envoient un mauvais signal », souligne Alain Rochon.

+ le coup de bâton de la CSG pour les aidants : « leur CSG sur le dédommagement va passer de 8,2 à 9,9%. » et pour  les pensionnés d’invalidité : « Le taux normal de la CSG sur les pensions, applicable aux contribuables dont le revenu fiscal de référence est supérieur à 1 200 € par mois, va passer de 6,6 à 8,3 % »

 

Rappelons les propositions alternatives de la France insoumise qui vont à l’encontre de celles du Président des RICHES :

  • Augmenter  l’Allocation  aux  adultes  handicapés  (808  €  mensuels  de  base  aujourd’hui) au niveau du SMIC pour les personnes reconnues en incapacité de travailler  pour  des  raisons  physiques,  psychiques,  cognitives  ou  mentales.  La  rendre indépendante des revenus du conjoint.
  • Revaloriser le taux des pensions d’invalidité dans les mêmes proportions et selon les mêmes modalités, pour les personnes relevant des 2  et 3e  catégories de la Sécurité sociale.
  • Mettre  en  œuvre  la  prise  en  charge  par  la  Sécurité  sociale  des  frais  de  psychomotricien·ne,  d’ergothérapeute,  et  de  psychologue,  et  de  tous  les  équipements nécessaires à la vie quotidienne.
  • Mettre  en  œuvre  des  plans  cohérents  et  financés  (Plan  Polyhandicaps,  Plan   Autisme,  Maladies  rares…),  de  façon  à  adapter  le  mieux  possible  les  prises  en  charge, les lieux d’accueil et les modalités de soins

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