Les deux côtés de la France | 2° partie

La France se place juste derrière la Russie en matière d’exportations d’armes. Elle vend même des armements à l’Egypte malgré l’embargo énoncé par l’Union européenne. Mis à part quelques questions écrites au gouvernement par le Parlement, l’institution législative n’a pas voix au chapitre de l’armement en France et des subventions publiques aux industries militaires. La politique initiale de l’indépendance de la France du Général De Gaulle par la dissuasion atomique a été supplantée par l’intégration à l’OTAN, à l’Europe de la Défense. Mais l’arme atomique est restée.

 

Rapportée avec les autres politiques guerrières des Etats dominants de la planète, on peut se dire que le désarmement hors nucléaire militaire n’est pas pour demain. Finance et lobby militaro – industriel font bon ménage. Voir la promesse de MACRON de porter le budget des Armées à 2% du PIB.

 

De plus, par les contrats d’engagement à développer les technologies d’armement dans les pays acheteurs, il y a prolifération de l’industrie de guerre dans des pays qui deviennent à leur tour producteurs : «  Ainsi, grâce au savoir-faire acquis avec la production des hélicoptères d’Aérospatiale (aujourd’hui Airbus) dans les années 80, la Chine fabrique désormais ses propres hélicoptères militaires, qu’elle exporte au Cambodge, au Pakistan, en Namibie ou encore en Zambie. En mai 2017, l’Arabie Saoudite annonçait la création de sa propre entreprise d’armements, la Saudi Arabian Military Industries (SAMI). » article de Anne-Sophie Simpere dans BASTMAG du 06 février 2018.

 

Tout cela pose deux problématiques :

  • Comment contrôler la production d’armements et leur vente intérieure et extérieure dans un pays par les élus politiques et les citoyens ?
  • Comment mettre la politique militaire et le contrôle des lobbys industriels dans le débat citoyen ?

 

Avec en supplément, comment transformer les industries de guerre qu’elles soient privées ou étatiques en industrie de paix et de développement technologique et économique ? Cela permettrait de revenir davantage à des valeurs de paix, de co – existence pacifique, de solidarité mondiale, la promotion de la lutte contre les maladies, la pauvreté, le sous – développement…

 

Ce qui revient aussi à s’interroger sur les raisons de l’engagement des armées françaises hors territoire national et peut – on, au nom des intérêts économiques de la France, soutenir des régimes politiques autoritaires, voir dictatoriaux comme la Turquie, les Etats pétroliers du Moyen – Orient, les Etats non démocratiques (ce qui englobe la Chine, la Russie) ? Peut – on, au nom de l’Histoire, continuer à mener des alliances avec des Etats européens liberticides pour les libertés individuelles (Voir la HONGRIE et maintenant la POLOGNE) ou avec des puissances mondiales historiques comme les Etats – Unis d’Amérique sous le prétexte d’avoir une voix majoritaire dans le concert des nations ?

 

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