Actes écocitoyens | N°1 | Dans ses déplacements et les transports

 Le choix du mode de transport

Préférer les modes de transport alternatifs
Les transports alternatifs regroupent ces modes de transports que l’on croit trop souvent réservés aux plus jeunes : bicyclette, rollers, patinette, skateboard peuvent vous faire gagner du temps et de l’argent !

La marche à pied est encore le mieux lors des petits trajets qui sont les plus pollueurs et les plus nombreux. Vous en profiterez ainsi pour faire du sport ! En effet, 30 minutes de marche à pied dynamique est nécessaire chaque jour pour notre santé et ce n’est pas impossible puisque 52% des déplacements automobiles font moins de 3 km ! (PDUIF, 2001).

 

Préférer le train à l’avion
L’avion est le mode de transport le plus polluant même en le rapportant au voyageur (vu que les avions peuvent transporter des centaines de voyageurs). Ainsi, un aller-retour Paris/Miami dégage autant de CO2 que l’usage moyen d’une automobile pendant un an ! Et un aller-retour Paris/New-York (environ 12 000 km) émet une tonne de CO2 par personne.
Un calculateur d’émissions de CO2 de l’aviation permet de mesurer ses émissions pour les vols intérieurs et extérieurs de la France.

 

Comparer les émissions de CO2 suivant le mode de transport
Certains déplacements mériteraient que l’on réfléchisse au moyen de transport utilisé au regard de l’impact environnemental. A ce titre, vous pouvez exploiter l’éco-comparateur de l’ADEME. (Agence De l’Environnement et de la Maîtrise de l’Énergie).

 

 

Acheter et préparer sa voiture

 

Bien gonfler ses pneus
Des pneumatiques sous-gonflés entraînent une surconsommation. Par exemple, un sous gonflage de 0,5 bar (sous gonflage dangereux) c’est 2,4 % de consommation supplémentaire, soit 33 € et 58 kg de CO2 par an, selon l’ADEME. Si vous prenez l’autoroute, la pression indiquée par le constructeur peut-être augmentée de 15%. Il est important de vérifier la pression de ses pneus au minimum tous les deux mois, cela permet de réaliser des économies et de garantir la sécurité de son véhicule. Pour le faire correctement, il ne faut pas avoir conduit plus de 3 kilomètres (pneus froids).
Enfin, à vélo, vous aurez moins d’efforts à faire avec des pneus bien gonflés.

 

Entretenir son véhicule
Un véhicule mal entretenu peut entraîner une surconsommation de carburant pouvant aller jusqu’à 25 %. Un filtre à air encrassé fait consommer 3 % de plus et un moteur mal entretenu, encore plus, soit près de 40 € sur l’année et 70 kg CO2. Il existe également des pneus “basse consommation” qui permettent d’économiser 70 € par an et 120 kg de CO2, selon l’ADEME.

 

Choisir des véhicules peu consommateurs
Les deux roues comme certains scooters et les petites voitures urbaines affichent les meilleurs résultats en faveur de l’air : leur consommation ainsi que leurs rejets sont faibles. Pour en savoir plus, consultez le dossier de l’ADEME qui publie tous les ans un comparatif des émissions de polluants par véhicules, vous pourrez notamment vérifier les émissions de CO2 de votre véhicule.

 

Bannir les voitures 4×4
Les véhicules dits “tout-terrain” sont les plus polluants avec un surplus de consommation de 4 litres/100 km par rapport aux autres véhicules. Les 4×4 émettent jusqu’à trois fois plus de CO2 qu’une petite voiture économe.” Et, à 50 km/h en ville, ces engins à quatre roues motrices consomment deux fois plus de carburant (du diesel dans 80 % des cas) que des modèles classiques.
Pour autant, le marché des 4×4 continue de croître malgré des prix assez élevés. En effet, les ventes de 4X4 représentent aujourd’hui 2,6 % du marché automobile en France contre 1,1 % en 1994. Nous comprenons mal cet effet de mode signe d’un snobisme irresponsable et puéril en zone urbaine.
Sans oublier les dégâts que font ces véhicules dans les zones plus “sauvages”, en forêt, sur les chemins de campagne sous prétexte de l’amusement que cela procure…

 

Opter pour le covoiturage
Selon nos comptages, 95% des voitures sont occupées uniquement par leur conduteur. Pensons-y ! Demandez à vos collègues, vos amis, faites circuler des listes pour centraliser les besoins. Plus de passagers, c’est moins de voitures et donc moins de bouchons sur les routes !

 

Éviter les galeries sur la voiture
Tant que possible, trouver d’autres moyens pour transporter beaucoup d’affaires : elles entraînent une surconsommation de 10% à 120 km/h, soit soit 1€ et 1,75 kg de CO2 tous les 100 km selon l’ADEME. Enfin, les galeries peuvent être à l’origine d’accidents lorsque les attaches cèdent.

 

Gratter le givre sur le pare-brise en hiver
Plutôt que d’attendre 10 minutes dans votre voiture le dégivrage automatique des vitres qui laisse tourner le moteur, un peu d’exercice avec un grattoir sera à la fois plus économe et beaucoup moins polluant !

 

Pour nettoyer votre voiture
Préférer les stations de lavage qui :

  • elles consomment moins d’eau (de 50 à 60 l pour un lavage à haute pression contre 150 l pour un lavage aux rouleaux et près de 200 l par vous même)
  • elles sont équipées d’évacuations adaptées pour les eaux usées polluées par les produits nettoyants, les hydrocarbures et des résidus divers qui se sont accumulés sur la voiture.
  • Il existe également quelques stations de lavage qui nettoient sans eau à l’aide de produits dits “biodégradables”.

Sinon, plus simplement, vous pouvez attendre la pluie.

 

 

Une conduite automobile responsable

 

Ne dispersez pas vos détritus par la portière de votre véhicule

 

Modérer votre vitesse et votre nervosité
Une conduite souple et sûre permet un gain de carburant de 40 % : éviter les freinages, les changements de rapports inutiles (20% d’économies), anticiper les ralentissements, éviter les accélérations intempestives et souvent inutiles, utiliser le frein moteur en décélérant pied levé avec une vitesse enclenchée.

 

Réduire sa vitesse
La plupart des véhicules ont un rendement énergétique maximal entre 80 et 100 km/h. En roulant à 130 km/h, on augmente la consommation de carburant de 20% par rapport à une vitesse de 115 km/h. Ainsi, en réduisant sa vitesse de 130 à 120 km/h, on économise jusqu’à 5 litres de carburant, soit 7 € et près de 12 kg de CO2 sur 500 km, selon l’ADEME.

 

Le départ à froid
Sur les premiers kilomètres après le démarrage de votre voiture, le moteur reste encore “froid”. A ce titre, une vitesse trop élevée augmente la consommation de 50 % sur le premier kilomètre et use considérablement le moteur. De plus, cela augmente la quantité de polluants rejetés dans l’atmosphère.
C’est pourquoi, il faut rouler en douceur sur les premiers kilomètres et ne pas trop solliciter le moteur (ADEME).

 

Éviter la climatisation
Bien qu’elle équipe 3 véhicules neufs sur 4, la climatisation est une source d’émission supplémentaire de gaz à effet de serre. En effet, une voiture climatisée consomme de 1 (sur route) à 3 (en ville) litres supplémentaires sur 100 km, soit 10 à 25% de surconsommation de carburant. Les émissions de CO2 dues au fonctionnement de la climatisation peuvent atteindre environ 2,6 kg CO2/100 km, soit 15 % de plus, selon l’ADEME. Celle-ci peut même atteindre les 50% lorsque le moteur est froid.
Enfin, les climatiseurs d’automobiles utilisent des tuyauteries souples qui perdent, chaque année en moyenne, 15 à 20% du gaz frigorigène, gaz à effet de serre puissant et fortement nocif notamment pour la couche d’ozone.

 

Couper son moteur à l’arrêt
Dès que l’on s’arrête plus de 20 secondes, le moteur peut être arrêté sur les véhicules récents. En effet, l’arrêt / redémarrage du véhicule consomme moins que de laisser tourner son moteur au-delà de 20 secondes.

 

AFP PHOTO – François GUILLOT

 

NOTRE PLANETE INFO | Par Christophe MAGDELAINE
Sources

 

 

En savoir plus :

 

Offres de covoiturage : Blablacar ; Leboncoin ; Covoiturage libre

Réduction d’impôts pour la mise à disposition de vélos aux salariés

 

 

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