Étude de la trame verte et bleue de la commune

Les motivations de ce PLU paraissent louables. J’aurais cependant une interrogation sur ce paragraphe : “Enfin, une étude fine de la trame verte et bleue de la commune montre que certaines protections environnementales ne sont pas justifiées, tandis que d’autres sont à créer.” Nous aimerions être plus informés sur celle qui ne sont pas justifiées et celles qui seraient à créer.


Afin que nos collègues soient informés de ce que sont ces « trames vertes et bleues » je pense utile de préciser, qu’elles visent à enrayer la perte de biodiversité, préserver et restaurer des réseaux de milieux naturels qui permettent aux espèces de circuler et d’interagir. Ces réseaux d’échanges, appelés continuités écologiques, sont constitués de réservoirs de biodiversité reliés les uns aux autres par des corridors écologiques.


La trame verte et bleue inclut une composante verte qui fait référence aux milieux naturels et semi-naturels terrestres et une composante bleue qui fait référence aux réseaux aquatiques et humides (fleuves, rivières, canaux, étangs, milieux humides…). Ces deux composantes peuvent se superposer dans des zones d’interface (milieux humides et végétation de bords de cours d’eau notamment) et assure le bon état écologique du territoire. La trame verte et bleue lutte contre la fragmentation des milieux naturels et participe à la préservation de la biodiversité.

 

La préservation de la bio diversité est une chose très importante (une convention à d’ailleurs été édictée par l’ONU en 1992) au regard de la dégradation de cette biodiversité. Les experts indiquent que la moitié des espèces vivantes pourrait disparaître d’ici un siècle, compte tenu du rythme actuel de leur disparition, 100 à 1000 fois supérieur au taux naturel d’extinction.

Il est à noter aussi que sur notre territoire national environ 180 ha de milieux naturels et terrains agricoles (soit près de 250 terrains de football) sont détruits chaque jour, remplacés par des routes, habitations, zones d’activités. Très souvent les collectivités sont schizophrènes sur ces sujets en agissant en faveur d’une certaine bio-diversité et en en tenant absolument pas compte dans les questions d’aménagement du territoire quand il y a des enjeux économiques. (ville ou communauté d’agglo)

 

Ma première question : Existe-t-il un plan biodiversité à l’échelle de la ville et s’il en existe un serait –il possible de le rendre public ?

 

Pour illustrer mes questionnements sr ces trames vertes et bleues, je vais prendre un exemple concret de contradiction : Il est écrit « améliorer la protection, de la trame bleue et verte aux abords de la Savasse, de la Martinette, et de l’Isère » ce dont nous nous félicitons ! Mais la question est : “Comment cela va-t-il se traduire concrètement ?” Vous n’êtes pas sans ignorer les débats qu’il y autour des berges de l’Isère, de l’ex-MNE et du recours pour faire respecter la loi. La servitude de marchepied : pour réaliser l’opération « belle maison » l’investisseur veut une assurance écrite (arrêté municipal par exemple) que cette servitude sera abandonnée et que l’espace des berges et du parc de l’ex-MNE seront entièrement privatisés. Cette disposition qui va à l’encontre de la loi parait difficile à prendre, et surtout nous semble en complète contradiction avec la protection des trames bleues liées aux fleuves et à leurs berges ! Vous comprendrez notre scepticisme sur ces bonnes intentions affichées. Tout le monde est d’accord pour la protection de la nature, de la bio-diversité tant que ça ne touche pas l’économique !

 

Ma question est donc double : “Comment la volonté communale de faire respecter les trames vertes et bleues va se faire concrètement sur cette question ? Qui va être associé réellement et concrètement à ces études de trame verte et bleue, pour que les intérêts de la bio-diversité de notre ville soit prise en compte ?

 

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